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Chronique
Pourquoi la saga "Cinquante nuances de Grey" fait tant débat ?
Paru le 11/03/2017 (mis à jour à 11:11:01)
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Depuis leur sortie en 2012, les romans 50 nuances de Grey font débat. Érotisme, sadomasochisme, romance : trois thèmes qui font bondir tous les critiques littéraires du monde. La trilogie s'est venue à plus de 40 millions d'exemplaires à travers le monde. Le succès surprend et déclenche de longues discussions de philosophie de comptoir. Pour mettre fin à la polémique, il serait grand temps de comprendre la nature du débat (remis au goût du jour par la sortie des films) et d'y mettre fin.

  • Un livre intime écrit par une femme pour les femmes

E.L. James est une auteure britannique. Le succès de sa saga 50 nuances (Fifty Shades of Grey) est dû à un public très majoritairement féminin. Premièrement, le génie de l'écriture de E.L. James (même si ce n'est pas de la très grande littérature), repose sur des descriptions de sensations intimes (pour ne pas dire sexuelles) ressentis par les femmes lors des préliminaires et des rapports. Si le lecteur ne possède pas d'anatomie féminine, il apparaît alors relativement difficile de comprendre la précision des passages érotiques de 50 nuances. Les femmes qui ont lu ces romans, frôlent le ressenti réel en lisant de telles lignes : un homme peut-il réellement assimiler ces descriptions sensorielles de la même façon ?

De ce fait, un premier point important est posé : les 50 nuances ont été écrites par une femme pour les femmes. De plus, l'histoire en elle-même et ses tendances SM, font couler beaucoup d'encre. Des phrases telles que "si Christian Grey n'était pas milliardaire, ce serait un épisode d'Esprits Criminels" suscitent le buzz sur le net et semblent mettre tout le monde d'accord. Cependant, un argument crucial a été omis dans cette analyse : ces romans sont initialement une fan-fiction inspirée de Twilight. L'auteure l'a avoué personnellement et, comme la plus grande majorité des "fans-fic", cela repose majoritairement de fantasmes érotiques ou sexuels, sortis tout droit de l'imagination de lecteurs. Partant de cette idée, il ne faut pas analyser ce type de romans de façon psychologique.

Si le fantasme de E.L. James est un brun milliardaire avec des tendances BDSM, impossible de ne pas rétorquer : "et alors ?". Mettre par écrit un fantasme n'est pas interdit et il suffit de se perdre un peu sur le net pour en trouver des millions du même genre. Les 50 nuances n'ont pas d'autres buts : le fantasme. Les décortiquer pour en sortir des théories philosophiques, psychologiques, des thèses sur le subconscient féminin ou des débats pour déterminer si c'est de la grande littérature ou non. Il ne faut définitivement pas chercher plus loin que l'imagination sexuelle.

Il faut ajouter à cela que 50 nuances de Grey (pour ceux et celles qui n'ont pas lu les romans), ne relate pas uniquement d'une aventure purement sexuelle. La passion et l'amour sont omniprésents tout au long de la trilogie et démontre que l'auteure n'a pas souhaité faire du sexe, son unique cheval de guerre.

  • Inadaptable sur grand écran

Comme expliqué précédemment, les romans des 50 nuances, tirent leur succès d'un engouement féminin pour cette histoire érotique. Cet enthousiasme est principalement dû à des descriptions très intimes de sensations sexuelles des femmes. Partant de là, il est délicat d'imaginer une adaptation cinématographique réussie d'un roman sensoriel. De plus, le nombre de passages entièrement sexuels, tient une place importante au sein de ces romans. Si chacun d'entre eux devaient être fidèlement reproduit sur grand écran, alors le film brouillerait la limite entre l'érotique et la pornographie romantique.

  • Un choix d'acteur très contesté

Lorsque Jamie Dornan et Dakota Johnson ont été choisi pour incarner respectivement Christian Grey et Anastasia Steele, les lectrices s'indignent. Le beau milliardaire est censé rendre toutes les femmes folles de désir mais Jamie Dornan ne fait absolument pas l'unanimité. D'autres acteurs présentis tels que Ian Somerhalder, Garrett Hedlund ou encore Alexander Skarsgård enthousiasmaient davantage la gente féminine. Dakota Johnson quant à elle, ne convainc pas, principalement à cause de son âge (Ana arrive sur ses vingt printemps tandis que l'actrice s'approche de la trentaine). Si ce n'est certainement pas la première fois qu'une actrice plus âgée prend le rôle d'un personnage plus jeune qu'elle, les fans eux, voient la différence et ne retrouvent pas leur vierge éffarouchée de leurs livres. Ces deux acteurs sont encore peu connus en dehors des frontières américaines et ce risque pris par la production passe ou casse. D'après les dires, cela ne passe toujours pas après le second film de la franchise...

Pour en savoir plus sur E. L. James :

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