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Critique
"50 nuances plus sombres" : certainement pas un thriller SM
Paru le 01/03/2017 (mis à jour à 23:38:06)
Note rédaction
Note internautes

Christian Grey et Anastasia Steele renouent leurs liens intimes pour un second volet de la saga 50 nuances de Grey. Après une rupture due à la violence des rapports sadiques infligés par Christian, le milliardaire va tout faire pour reconquérir Ana.

À la fin du premier épisode, Ana décide de quitter Christian, peu enclin à supporter physiquement et mentalement la tendance sadique et dominatrice du beau ténébreux. Christian va alors tenter de récupérer celle qu'il aime. La jeune Ana baisse facilement sa garde dès que Monsieur Grey lui promet de changer, de faire des efforts et de ne plus lui imposer la moindre règle dans leur relation. L'homme torturé dévoile les blessures de son passé à Ana, qui voit la sincérité de sa démarche. Le conte de fées reprend très rapidement le dessus. Dans ce second film de la saga, c'est Anastasia qui est aux commandes. Christian semble plus fragile, mais plus amoureux que jamais. Ana le guide dans une relation plus saine, moins contraignante, mais où les petits jeux érotiques et sexuels ont toujours une place soft dans leurs ébats.

Il faut ici souligner les efforts louables du réalisateur James Foley pour ne rendre aucune scène vulgaire. L'éclairage et les plans caméras sont subtiles et délicats : ici, nous parlons d'amour et de relations charnelles, pas de sexe pornographique. La première réalisatrice Sam Taylor-Johnson avait déjà réussi ce pari lors du premier volet mais le changement de réalisateur se fait sentir. Le reste de la réalisation demeure malheureusement inaperçu et peu travaillé. 50 nuances plus sombres teste les limites du politiquement correct sans choquer pour autant. De ce fait, 50 nuances plus sombres devient un film d'amour, une romance relativement traditionnelle (l'aspect luxueux du milliardaire en plus). Le téléspectateur est surpris à rire à quelques blagues et autres situations cocasses au milieu de toute cette miellerie. L'appréciation de ce changement de cap est prompte à chacun, car le scénario respecte quasiment religieusement la trame initiale délivrée par les livres de E.L. James.

Néanmoins, le film souffre de longueurs terribles et impossible de ne pas souligner le fait que les actions (érotiques ou non) ne sont pas suffisantes pour rendre ce film intense. Les scènes qui étaient censées ajouter une note de thriller et d'angoisse sont d'un plat olympien et dénaturent totalement leur but initial. Les deux heures de projection se font malheureusement ressentir et certains moments frôlent l'ennui. Difficile de se positionner entre le lecteur qui retrouvera le respect de l'histoire qu'il a lu et le téléspectateur non averti, qui trouvera dans 50 nuances plus sombres, une histoire d'amour relativement banale. Une rupture, une réconciliation, une ex jalouse, un accident qui montre la peur de perdre l'autre, une mise en ménage et une demande en mariage : ni plus, ni moins. Malgré une promesse d'un film plus sombre que le premier, ce volet est encore plus soft et fleur bleue que son prédécesseur : il porte bien mal son titre.

Fort heureusement, la complicité entre les personnages semble avoir grandi en même temps que celle des acteurs. L'alchimie entre Dakota Johnson (Anastasia Steele) et Jamie Dornan (Christian Grey) semble bien plus réelle et sincère que lors du premier 50 nuances de Grey, une relation qui n'avait absolument pas convaincue lors de la sortie. La bande son est également notable avec les participations remarquées de Taylor Swift, Tove Lo, John Legend ou encore Sia.

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