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Interview
Interview de Delta
Paru le 15/12/2016 à 14:32

Delta nous arrive tout droit de Belgique et propose ses titres efficaces aux sonorités pop, le tout en français. Ce duo, composé de Benoit Leclercq et Julien Joris compte bien conquérir l'hexagone, notamment grâce à son single fédérateur "Héréditaire". Ils ont accepté de répondre à nos questions sur leur parcours et leurs envies...

Bonjour Delta ! Pour commencer, pouvez vous nous raconter votre parcours ?

Benoit : Je fais de la musique depuis très longtemps, j'ai été plongé dedans par mon papa qui est un grand fan. Parallèlement, j'ai fait des études de communication. Quand j'ai fini ce parcours, je me suis mis à fond dans la musique.

Julien : moi c'est Julien, j'ai 25 ans. Je fais de la musique aussi depuis très longtemps. Mon père était musicien, ma mère danseuse, donc je viens vraiment d’un milieu très artistique. Et j'ai toujours continué dans cette voie-là, depuis que j'ai 13 ans je sais que veux faire de la musique.

Pourquoi le nom Delta ?

Benoît : l'une des définitions du mot « delta », c'est la différence entre deux valeurs. Et ça résume bien la manière dont on fonctionne. Delta, c'est le fruit de notre collaboration à deux.

Votre chanson "Héréditaire" parle de tolérance, d'accepter nos différences. C'est un texte engagé. C'est votre idée de la musique, de s'engager pour des causes, de faire passer des messages ?

Julien : faire passer des messages, clairement. S’engager, pas spécialement. C'est vrai que ce texte est un peu plus engagé qu'un autre, mais ce n’est pas notre idée de prendre parti politiquement, par exemple.

Benoit : pour moi, le mot "engagé", c'est forcément politique, alors qu'on n'est jamais politique dans notre musique. C'est très important pour nous. On veut juste faire passer ce qu'on a envie de passer, les sujets qui nous sont importants. Mais ça se limite à exprimer ce qu'on ressent.

Le clip est très travaillé, comment avez-vous casté les couples qui y figurent et quel souvenir gardez vous du tournage ?

Julien : c'est un super souvenir. On avait une idée de ce qu'on voulait quand on a casté les gens. On a pu avoir plusieurs couples et les faire matcher ensemble.

Benoit : oui, c'est vrai qu'on avait déjà une idée assez claire de ce qu'on voulait. Ensuite, le recrutement a été géré par la boîte de prod, Fouya productions, avec qui on avait déjà travaillé sur le premier clip.

Vous travaillez avec un réalisateur anglais (Oliver Som) mais vous chantez en français. Pourquoi ce choix ?

Benoit : musicalement, on se retrouve énormément avec Oliver Som, parce qu'on vient de la brit-pop. Ca s'entend un peu d'ailleurs, on a toujours cette sonorité anglophone.

Julien : Pour le français, on est arrivés un peu à la fin d'un processus dans notre groupe en anglais, on avait envie de mieux s'exprimer, et comment faire mieux que de s'exprimer avec sa langue natale ? Je crois qu'il n'y a pas moyen !

Benoit : donc c'est bien, aujourd'hui on matche un peu les deux en gardant notre sonorité avec Oliver, dans notre manière de travailler, et puis en travaillant dans notre langue. On a trouvé un chouette truc !

Vous avez collaboré avec Jali sur les textes, comment l'avez vous rencontré ?

Benoit : tout simplement, il fait partie du même label que nous, Are Music. En fait, c'est un ami. Notre collaboration se passe donc très bien, vu que c'est un ami !

Julien : on travaille pour lui, et lui travaille pour nous !

Benoit : c'est une relation donnant-donnant, tout simplement.

Dans votre EP, vous abordez des thèmes assez "différents" : dans "le verre de trop", par exemple... vous ne parlez pas d'amour, mais de sujet qui sont propres à votre génération. Qu'est-ce qui vous inspire ?

Benoit : justement, ce track là, on l'a fait avec Jali. Ce qui nous inspire, c'est tout ce qu'on voit autour de nous. Et forcément, « le verre de trop », c'est important, ça parle de nos soirées. C'est vrai qu'on n'est pas forcément de grands fans des chansons d'amour. On parle, comme dans "Héréditaire", de s'unir. On a des messages positifs. On dit qu’il ne faut jamais lâcher l'affaire, essayer d'atteindre ses rêves. Ce qui nous inspire, c'est donc tout ce qu'on vit, ce qu'on veut atteindre. En tant que musiciens, forcément on a nous-mêmes pas mal d'obstacles à surmonter, c’est ça qui nous inspire !

Si on pense à des duos masculins, on pense forcément aux Fréro Delavega. Quelle est, selon vous, votre différence (ou votre petit plus) par rapport à eux ?

Julien : on n'est peut-être pas aussi bons qu'eux (Rires). On va commencer comme ça ! Mais je crois qu'on n'est pas du tout dans le même univers. Ils sont un peu plus posés. Nous on est dans une pop plus électro, plus "smart" dans les arrangements. Donc je comprends qu'on nous compare, puisqu'on est un duo, mais l'idée n'est pas du tout la même, on ne marche pas sur les mêmes plates-bandes.

Benoit : on est aussi plus compositeurs et musiciens qu'eux, alors qu'ils sont chanteurs à la base. Ils ont d'abord fait des covers, alors que nous, dès qu'on s'est rencontrés, on a fait des compositions. C'est peut être ça, notre petit plus. Notre musique vient de nous, on est très musiciens.

Vous composez aussi pour les autres, j’ai lu que vous avez déjà travaillé avec Amir ou encore Gaetan Roussel, par exemple. Comment cela est-il arrivé ?

Benoit : en fait, Gaetan Roussel, on aimerait bien travailler avec lui ! Il fait partie des artistes francophones qu'on aime bien écouter, en plus il a travaillé aussi avec Oliver Som, donc on est de manière interposée un peu liés. Mais on aimerait bien, ça ne s’est pas encore fait !

Julien : et Amir, ça s'est fait via notre éditeur. Il nous a envoyés à une session de co-écriture. On a fait deux jours avec Amir, et il a gardé une des chansons qu'on a faites. Elle s'appelle "Lost", et elle figure sur son album.

Benoit : Maintenant, on va essayer de le revoir, on a gardé contact, et on travaille bien avec lui.

Pour quel(s) artiste(s) rêvez vous de composer ?

Benoit : il y en a plein ! On va dire quelque chose qui est peut-être possible à faire ! Gaetan Roussel, ce serait super, ou M !

Julien : Après, dans les rêves, on peut imaginer ! Paul McCartney par exemple ! Mais pas forcément composer pour eux, plutôt tout simplement travailler avec des gens comme ça.

Benoit : voilà, on adorerait partager des expériences avec de grands compositeurs. Paul McCartney, ce serait énorme.

Il me semble que vous préparez en ce moment votre album. Sera-t-il dans la continuité de votre EP, ou sera-t-il un peu différent ? A quoi peut-on s'attendre ?

Julien : il sera dans la continuité. Ce qu'on oublie souvent, c'est qu'on arrive avec ce projet maintenant mais on le travaille déjà depuis longtemps. On a vraiment trouvé la direction grâce à Oliver, et on va continuer dans cette lignée là. On est en plein processus !

Benoit : on peut aussi s'attendre à de nouveaux morceaux, à plein de nouvelles choses. On a essayé de multiplier les thèmes, d'avoir une mixité dans ce qu'on fait.

Un mot de la fin ?

Benoit : on est très contents de la manière dont ça se passe pour le moment, on espère que ça va continuer. On est sortis en France il n'y a pas longtemps et on espère que le public français va nous accueillir aussi bien que le public belge.

N'hésitez pas à nous encourager sur nos réseaux sociaux et à venir nous voir en concert. On espère avoir plein de dates à venir ! Merci !

Ecoutez le premier EP de Delta, Pas la Fin du Monde :

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