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Interview
Interview de Alexandre Faitrouni
Paru le 30/07/2013 à 03:42

Il était cette saison à l’affiche de Salut les copains, la comédie musicale à succès, en alternance avec La Fabrique, un spectacle conçu par d’anciens élèves du cours Florent et une petite merveille de trouvailles clownesques et de poésie. Alexandre Faitrouni est un comédien touche à tout qui cumule les disciplines et qu’on a pu applaudir dans Fame ou Frankenstein Junior et qui fera sa rentrée à Mogador dans le très attendu La Belle et la bête. Rencontre avec un jeune homme qui vit sa passion la tête sur les épaules avec simplicité et humour.

Tu as démarré ta formation théâtrale en Belgique avant d’intégrer le cours Florent à Paris. Comment es-tu passé de Florent directement à des rôles dans Fame ou Pinocchio ?

Ca a été très rapide. J’ai en effet été formé en claquettes, en danse et en théâtre en Belgique et à mes 18 ans je me suis demandé ce que j’allais pouvoir faire avec ça. Je suis parti pour Paris où j’ai fait le cours Florent pendant deux ans en théâtre et comédie musicale et ensuite tout s’est enchaîné très vite. J’ai fait la rencontre de Ned Grujic, qui était le metteur en scène de Fame et plus récemment de Frankenstein Junior, qui m’a donné l’opportunité de reprendre le rôle de Joe Vegas dans Fame en tournée et ensuite j’ai fait Pinocchio la même année, en tournée aussi. Par la suite Ned m’a fait confiance et m’a beaucoup fait travailler dès qu’il avait besoin. Après Pinocchio il y a eu Le Chat botté, Roméo et Juliette, Frankenstein Junior (où j’ai repris le rôle d’Aïgor qui était fantastique) et plus récemment Salut les copains. Je touche du bois… car les temps sont difficiles.

C’est le réseau Florent qui t’as mis le pied à l’étrier ?

J’ai commencé à auditionné dès ma sortie. Comme tout le monde je me suis pris des gamelles mais c’est normal, ça fait partie du job. Le cours Florent permet de rencontrer des gens avec qui on a envie de travailler par la suite, des gens avec qui on est en formation. Notamment pour le spectacle La Fabrique qui était un travail de fin d’étude en 2010 et qui a été primé là-bas. Le réseau Florent permet ce genre de créations beaucoup plus personnelles et très intéressantes parce qu’on découvre l’art du théâtre, on voit aussi la manière dont on veut travailler, les auteurs vers qui on veut aller, les créations qu’on veut faire.

Le théâtre musical c’est ce que tu préfères ?

Dans l’immédiat c’est ce qui m’apporte le plus artistiquement. C’est très enrichissant car c’est un type de spectacle où l’on peut mêler plusieurs disciplines. La Fabrique par exemple a été une opportunité incroyable parce que c’est un spectacle musical mais qui pour le coup est également très théâtral. C’est là pour le moment que j’ai la chance d’avancer et c’est là que je m’amuse donc je profite et je continue.

D’où vient cette passion pour la musique, le chant, la danse ?

J’ai eu la chance de commencer très jeune. Je pensais jusqu’à mes 18 ans que c’était une passion et que je ne pouvais pas en faire un métier. Je ne me rendais pas compte qu’il y avait des gens dont c’était le travail et à partir du moment où j’ai décidé de quitter ma petit Belgique natale, je me suis dit que c’était ça que je voulais faire. C’est une passion qui est là depuis longtemps et d’en faire mon travail aujourd’hui c’est génial.

Que retiens-tu de l’aventure Salut les copains ?

C’était avant tout une aventure humaine dingue ! J’ai rencontré des gens qui sont devenus des amis même si j’en connaissais déjà la plupart. On s’est engagé dans ce spectacle sans trop savoir où on allait. A l’époque où on a été pris l’histoire n’était pas écrite, on avait juste des personnages, la thématique… Mais tout s’est très bien passé. C’était super de bosser avec Stéphane Jarny, Agnès Boury, Stéphane Laporte, Pascal Forneri… c’est des gens avec qui on a passé une super année. On a eu la chance d’avoir une très bonne production qui était avec nous. On sentait qu’on avançait tous vers le même but, on voulait que le spectacle fonctionne, qu’il soit plaisant. On a fait quatre mois aux Folies Bergères avec des salles pleines, on ne s’attendait pas à un tel succès et puis ensuite la tournée, le retour à Paris. Ca fait une année chargée mais franchement c’est une super aventure.

Tu connaissais bien la chanson des années 60 ?

Je connaissais certains tubes… mais on a tous bien kiffé la découverte d’autres chansons, qui ne sont pas très connues. A la lecture je me suis dit « alors je chante «Pourquoi pas moi» et «Je vends des robes», mais qu’est-ce que c’est ? » (rires). J’ai eu la chance d’interpréter les chansons que personne ne connaît dans ce spectacle (rires). C’était drôle. Je pense qu’avec Marie Facundo on a fait un très beau numéro sur «Je vends des robes», on a fait ce qu’on avait envie de faire. Les metteurs en scène étaient très ouverts à nos idées, nos propositions. On testait des choses et ils étaient à l’écoute de notre énergie, de ce qu’on avait envie de proposer. Mais sinon j’adore les chansons anglaises, les Beatles, les Who… C’était quand même un spectacle avec plein de tubes, et puis deux chansons inconnues ! (rires)

Parle-nous du spectacle La Fabrique et de ton personnage ...

J’y étais dès le départ en 2010 quand ça a été créé par Hugo Horsin au cours Florent. Il a réuni des comédiens autour de lui pour faire cette création à base de clown. C’est une création musicalo-clownesque sur la vie d’ouvriers d’une usine. On aborde leur vie désastreuse avec beaucoup d’humour et beaucoup de poésie, ça a été très intéressant de bosser avec cette équipe. On est entouré de gens formidables avec qui j’ai la chance de partager ce spectacle. Il n’y a pas beaucoup de paroles, c’est vraiment à base de corps, de musique, de rythme, c’est Tati, Buster Keaton… Le spectacle a beaucoup évolué en trois ans. Il permet d’être amélioré tout le temps, de changer certaines scènes, d’essayer des choses parfois pour le soir même. C’est un spectacle intéressant en tant que comédien et c’est un type de théâtre qu’on ne voit plus trop. On a tourné un peu partout pendant deux ans puis le Vingtième théâtre nous a accueillis de novembre à janvier, du coup je jouais en alternance avec Salut les copains, et ça a tellement marché qu’on est revenu là en juin et juillet. Ca reprendra sûrement mais on ne sait pas encore quand. La Fabrique peut encore vivre longtemps. On a de très bons échos sur cette création.

En attendant tu seras à la rentrée le Fou dans La Belle et la Bête à Mogador, un rôle que tu as déjà incarné au cours Florent en 2010. Comment t’es-tu retrouvé sur le spectacle ?

Quand ça a été monté à Florent c’est Alexis Loison, un très bon ami, qui faisait Gaston. On était ensemble en formation à Florent et il a décidé de monter ce spectacle en travail de fin d’étude, la même année que La Fabrique justement, et il m’avait donné le rôle du Fou. Je m’étais déjà beaucoup amusé et puis quand il y a eu les castings de La Belle et la bête j’ai reçu un appel du directeur de casting (qui était déjà celui du Roi Lion et que j’avais rencontré sur Mary Poppins) qui était venu voir Salut les copains et m’a proposé de passer les auditions pour le Fou. Il ne savait pas que je l’avais déjà joué ni que j’étais ami avec Alexis. J’ai passé les castings au fur et à mesure et tout s’est bien passé. Retrouver un de mes meilleurs potes en partenaire, en plus sur des rôles qu’on a déjà joué il y a trois ans, dans une prod comme Stage, qui est quand même une référence en matière de comédie musicale, c’est génial ! J’ai hâte de bosser avec eux. Les répétitions commencent fin août à Mogador. Il y aura deux semaines d’avant-première avant la première officielle qui est le 24 octobre et après on s’embarque dans l’aventure…

Parle-nous un peu du Fou. C’est un personnage clownesque qui te ressemble ?

Quand je vois le cast formé pour La Belle et la bête je me dis que c’est des gens avec qui je suis très fier de bosser car ils sont très bien choisis. J’ai dans mon corps, je pense, quelque chose de naturellement clownesque (rires) et je ne m’en cache pas en passant des auditions, surtout pour des rôles comme ça. Je me permets parfois d’être carrément clownesque en auditions parce que je me dis ça peut être ça qu’on recherche, surtout pour le rôle du Fou qui est énergique, un peu sautillant et avec un faciès incroyable. Je vais être laid ! Les costumes sont très chouettes mais le Fou dans le dessin-animé de Disney est petit et gros, ce sera un peu le cas dans le spectacle où j’aurai un gros costume. Après ça reste un spectacle très coloré et je pense que je vais en faire un truc très amusant.  

Merci à Alexandre Faitrouni d’avoir répondu à nos questions, on le retrouvera à la rentrée dans la comédie musicale événement La Belle et la bête à Mogador.

Références :

Page Facebook officielle d'Alexanre Faitrouni !
Compte Twitter officiel d'Alexandre Faitrouni !

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