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Interview
Interview de Allan Théo
 La rédaction
Paru le 19/10/2007 à 10:52

Allan Theo, bonjour et merci de vous prêter au jeu de l'interview pour le site PTiTBlog. Nous allons ensemble retracer votre parcours et parler de votre actualité. C'est parti !

Vous êtes donc né à St Amand Montrond dans le Cher où vous y avez passé une enfance paisible. Quels souvenirs frappants gardez-vous de votre jeunesse ?

Je n’ai pas de souvenir de l’époque dans le Cher, ma mère avait quitté la région parisienne pour donner naissance à son premier fils dans un cadre calme et boisé. J’en ai peut-être gardé mon goût pour la nature. C’est surtout ma petite enfance à Versailles que je retiens. J’ai eu la chance de passer des journées entières dans le parc du Château avec ma petite sœur. Un souvenir marquant ? La 4L bleue des gendarmes qui me ramène chez moi alors que j’ai fugué de la maternelle.

Votre passion pour la musique vous arrive dès le plus jeune âge, vous étudiez entre autres La flûte de pan et le piano, puis vous vous mettez à écrire des poèmes et les interprétaient au piano régulièrement. Vous vous destiniez à devenir chanteur ?

Ma mère a toujours eu des capacités pour le chant mais elle a été frustrée par ses parents et s’est vue refuser la possibilité d’explorer cette part artistique d’elle-même. Elle a donc essayé de me mettre au conservatoire de Versailles à 8 ans mais je ne comprenais absolument rien au solfège et elle a abandonné l’idée. Je n’ai jamais voulu être chanteur, c’est venu tout seul.

Vous rêviez d'être cosmonaute ou même pilote de ligne. Comment avez-vous eu cette révélation pour la musique ?

J’ai toujours rêvé d’évasion et d’aventures d’où mon envie d’être spationaute puis pilote d’essai. Aux alentours de 13 ans, ma mère accepte de m’acheter ma première flûte de pan. J’en jouais lors des grandes randonnées en camps itinérants. (J’habitais alors Grenoble). Un an plus tard, je la tanne pour avoir un minuscule clavier (monophonique). Elle me l’offre à Noël. Là, je commence à reproduire toutes les mélodies que j’entends. Avec une patience infinie elle écoute mes « trouvailles ». Mais mon vrai choc a été le piano. Lorsque j’ai touché le clavier chez un camarade de classe, j’ai été immédiatement subjugué. Mon pote m’a poussé à prendre des cours. Plus tard, ma mère (toujours elle) m’a loué un piano pour que je puisse jouer à la maison. Le piano m’a fait vivre des émotions parmi les plus intenses de ma vie. M’enfermer dans une coque en taule pour fendre le ciel était devenu dérisoire, là je voyageais vraiment ! La piano a été mon vaisseau, mon confident et celui par lequel je vivais en société. Je mettais mes poèmes d’adolescent en musique et j’ai commencé à chanter. La flûte de pan m’avait bien préparé à la gestion de mon souffle. Quand j’ai dû bouger à l’étranger pour mes études aux alentours de 19 ans, j’ai embarqué une guitare. J’ai appris sur le tas. En 1996 je monte à Paris pour tenter ma chance. A 26 ans, deux ans plus tard, je me fais appeler Allan Theo et la popularité me tombe dessus dans un registre très éloigné de mes goûts mais quelle expérience extraordinaire ! Puis ma vie, mes luttes m’ont amené accepter la part de rage qui est en moi et que j’avais toujours fuie. La guitare électrique s’est imposée d’elle-même comme moyen d’expression. Ca fait des années que je ne joue plus de piano (inconcevable à une époque). Mais je sais qu’un jour j’y retournerai. Lorsque je serai prêt. Lorsque j’aurais digéré cette obscurité qui fait ma moitié et retrouvé mon équilibre.

En 1996, c'est le grand départ pour Paris où vous enchaînerez les petits boulots, avant d'être engagé comme groom sur l'émission de Jacques Martin (ndlr : vous portiez les fleurs aux invités).

Quel souvenir gardez-vous de cette rencontre avec Jacques Martin ?

Jacques Martin était pro, instinctif, directif et colérique quand ça ne tournait pas comme il l’entendait. Il a toujours été courtois avec moi qui pourtant n’occupais pas une place très prestigieuse. Lorsqu’il a appris que j’avais enregistré un titre, il m’a immédiatement proposé de chanter sur son plateau, il en a fait quinze tonnes et je lui dois énormément.

Je le remercie toujours du fond du cœur.

C'est Philippe Chopin, le programmateur de l'émission qui vous propose d'enregistrer un disque. Votre premier album 'Emmène-moi' est un véritable succès, tout comme les singles qui en sont extraits.

Comment vivez-vous votre ascension fulgurante ?

J’ai eu la chance de tomber dans une équipe qui n’avait jamais fait ça. Donc, j’ai eu quand même pas mal mon mot à dire quant à mon look, métissages, clip et j’ai écris les textes (en respectant quelques directives… Pas de sexe, pas de négatif). Mais ni moi ni la prod. N’étions préparés à un tel succès. Personnellement j’ai toujours eu l’impression que ce n’était pas moi. Quand j’ai voulu évoluer musicalement ça a commencé à coincer.

Hé oui, dans ce métier, si tu as le succès, il ne faut pas prendre de risques.

Puis début des années 2000, vous décidez de partir pour le Canada, où là-bas vous sortirez votre second album 'SOUPIR'. Pourquoi cet exil ?

Tout simplement parce que j’ai refusé d’enregistrer un album dans la lignée du premier. J’ai été assigné en justice pour non respect de contrat. Complètement bloqué durant le procès, ma marraine m’a donné la force de monter ma boîte de production et de produire moi-même mon second album. J’ai tout financé de A à Z grâce à ce que j’ai gagné de mon premier album. C’est un album folk rock écrit avec la complicité du poète Jean Claude Collo et du réalisateur Lionel Gaillardin. Une fois que j’ai été libéré de mon contrat, (1 an et demi plus tard) personne n’a voulu sortir « Soupir » en France. Pas assez commercial, le virage est trop rapide.

Je parviens à signer au Québec, d’où mon exil mais là bas aussi le virage est trop rapide et je n’ai eu que peu de soutien de ma maison de disque. Pourtant je parviens à faire des concerts avec des musiciens que je ramène de France. Et les titres de mon répertoire commencent à devenir électriques sur scène. (Même ceux de « Emmène-moi »).

En 2004, des rumeurs circulent sur un éventuel retour, mais finalement c'est en 2006 que vous faites votre retour avec THEO-GROUP, un groupe aux sonorités Rock. Comment est venue l'envie de créer ce groupe ?

Après mes concerts au Québec je rentre en France. Convaincu que je dois poursuivre mon chemin coûte que coûte. J’ai englouti toutes mes économies dans « Soupir » avec très peu de retour. Mais cette expérience m’a forgé le caractère. Je n’ai pas attendu le bon vouloir des uns et des autres pour avancer. Je commence à écrire ce qui sera mon troisième album. Je suis soutenu par un producteur belge (Salvatore Anzalone) qui m’a vu en concert. Je croise alors Antoine Delecroix (guitariste qui avait un peu de matos pour enregistrer dans sa chambre) pour faire les « maquettes ». Une fois tous les titres écrits, la réalisation de l’album est confiée à plusieurs réalisateurs choisis par mon producteur. Mais avec Antoine une véritable amitié s’installe et nous continuons à peaufiner notre son. Suite à des tas de rebondissements, l’album « THEO » voit enfin le jour. Un album pop rock dont la première moitié est finalement réalisée par Antoine et moi-même, la seconde par d’autres réalisateurs. Cet album est sorti le 22 janvier 2007 chez Bonsaï Music.

Une victoire à l’arrachée !

Une fois l’album « THEO » réalisé, nous avons décidé avec Antoine de le faire vivre sur scène sans attendre. Nous avons fait appel à Babass qui m’avait été chaudement recommandé par une amie. Et j’ai passé des annonces pour trouver un batteur. Nous avons sélectionné Réjane. Nous partons sur les routes en février 2006.

Vous préparez avec le groupe un album de compositions personnelles. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

Il faut savoir que j’avais écrit les titres de l’album « THEO » en 2004-2005. Quand nous avons commencé tous les 4 à jouer dans des bars et des petites salles en 2006, je n’avais pas cessé d’écrire. Au fur et à mesure, de nouveaux titres ont complété notre set en concert. Certains avec succès, d’autres sont passés à la trappe. Le nom de THEO-GROUP vient au départ du site Internet www.theo-group.com tout simplement parce que les autres noms de domaines qui m’intéressaient étaient déjà pris. Alors sur le net les gens ont commencé à nous appeler le Theo-group. Du coup, on a choisi d’adopter ce nom atypique comme nom de groupe. Après 1 an à jouer un peu partout, nous avions aisément de quoi faire un album. C’est que nous faisons actuellement. Je pense qu’il sera terminé pour début 2008. D’après les premières pistes enregistrées, parler de rock est presque un euphémisme. Nous avançons librement, nous avons le temps et nous réalisons nous-mêmes. Aucun label en vue, aucune pression, aucune revanche à prendre. Je ne me sens plus comme un chanteur solo, je fais désormais partie de THEO-GROUP. Il m’a fallu toutes ces années pour m’autoriser à goûter cela. Est c’est puissant comme sensation !

Vous participez au Tremplin pop/rock du Réservoir, et les votes des fans vous ont guidé jusqu'en demi finale qui aura lieu le 22 octobre prochain.

Comment abordez-vous ce concours ?

Avec bonheur. J’avoue qu’on ne prend pas vraiment ça pour un concours. On profite de la chance de jouer à Paris dans une belle salle avec du gros son. Les gens entrent librement (c’est gratuit). Le 22, pour la demi-finale, on testera carrément de nouveaux titres. Jusque là, on a été super soutenu par le public et c’est vraiment génial. J’avoue que c’est très gratifiant d’avoir un retour direct sur notre musique. Cela montre aussi que de ne pas faire de concessions n’est pas une mauvaise chose. N’en déplaise à tous les bons conseilleurs que j’ai pu croiser sur mon parcours.

Pour terminer cette interview, quelques mots pour les visiteurs de PTiTBlog ?

Salut à tous les curieux, fouineurs et passionnés du net. PTiTBlog semble avoir été créé pour nous.

Allan Theo, merci beaucoup d'avoir pris le temps de répondre à nos questions. Vous êtes donc avec THEO-GROUP les demi finalistes du Tremplin Réservoir qui se déroulera le 22 octobre prochain... Amis visiteurs, n'hésitez pas à aller découvrir et applaudir ce groupe sur scène.

Pour en savoir plus sur Allan Théo :

Vous avez la parole

C'est interessant comme interview, j'aurais aime entendre plus sur le tourbillon du success, les concerts, les fans etc. Autrement, je me souvenais du nom "Allan Theo" ayant travaille en radio dans les annees 90s au Canada mais la chanson ne me revient pas. Comme quoi le repertoire pop genre Alliage et autres etait assez confodant..mais j'aime toujours les histoires de retours, ca me fascine. Au Etats Unis beaucoup de celebrites font leur comebacks a travers la tele realite, ca aurait pu etre une bonne question a lui poser d'ailleurs...si ca l'interesserait. Mais j'ai vu sur youtube qu'il a deja ete chez Delarue :D Ps: Ils ont aussi un myspace sur http://www.myspace.com/theogroup
Boo | 21/10/2007, à 10:21
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Moi j'aime bien ce qu'il faisait, et j'aime bien ce qu'il fait maintenant avec son groupe, je leur souhaite d'aller loin
Lolo | 20/10/2007, à 15:09
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Bonne interview mais je trouve dommage de dire et de titrer Allan Théo est du retour. Allan Théo est le chanteur des années 90 et cela est connoté. C'est beaucoup mieux de présenter Théo Group en disant éventuellement que le chanteur se produisait il y a dix ans dans un tout autre registre... Je n'aimais pas Allan Théo et j'adore Théo Group car moi Allan Théo, c'est Lola, Emmene-moi...
Mélanie | 20/10/2007, à 01:05
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